Ce samedi 7 juillet 2007, à l'occasion de la
Journée de la planète, une équipe scientifique
canadienne lancera officiellement le site Web
Eastmain1.org, consacré
à une recherche novatrice de grande envergure sur les
émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) émis
par les réservoirs hydroélectriques.
On sait depuis longtemps que dans les régions
boréales comme celles du nord du Québec,
l'hydroélectricité est un des filières de production
énergétique qui émet le moins de gaz à effet de
serre. Mais aujourd'hui, dans le contexte des changements
climatiques, il devient de plus en plus important de pouvoir
déterminer avec précision dans quelle mesure les
réservoirs émettent des gaz à effet de serre et
comment cette filière énergétique peut
réellement s'inscrire dans une politique de développement
durable.
Cofinancé par
Hydro-Québec
Production et la
Fondation canadienne pour
les sciences du climat et de l'atmosphère (FCSCA), un
vaste programme de recherche scientifique rassemble des chercheurs
de l'
Université du Québec à
Montréal (UQÀM), de
l'Université McGill,
d'Hydro-Québec et de la compagnie
Environnement Illimité.
Baptisée Projet EM-1 (pour Eastmain-1), cette étude qui
s'échelonne sur plusieurs années vise à mesurer avec
exactitude les quantités de GES émises par le
réservoir d'Eastmain-1 afin de les comparer à celles
produites par le milieu naturel avant l'ennoiement.
« Cette recherche scientifique est unique
à plusieurs égards, explique le coordonnateur du projet
de recherche, Alain Tremblay, Ph.D., de la Direction Barrages et
Environnement chez Hydro-Québec Production. D'abord, elle a
été entreprise avant la création du réservoir,
ce qui permettra de calculer les émissions nettes du
réservoir par rapport au milieu naturel ; ensuite, elle est le
résultat d'un effort multidisciplinaire d'une ampleur jamais
vue pour ce genre de recherche ; enfin, elle comporte un volet de
modélisation qui ouvre la voie à des projections sur un
horizon d'un siècle, essentielles pour les climatologues.
»
Située à quelque 800 km au nord de
Montréal, la centrale Eastmain 1 comporte trois groupes
turbine-alternateur d'une capacité totale de 480 MW. Elle est
alimentée par un réservoir de 603 km2 équipé
d'un barrage principal et de 33 autres digues. La mise en eau,
amorcée en novembre 2005, a été complétée
en mai 2006 et les résultats préliminaires des nombreux
tests réalisés avant et après la création du
réservoir commencent à être connus et seront
publiés au fur et à mesure sur le site.
Le site Web
Eastmain1.org
, produit par l'agence Web montréalaise
multiple-media.com,
présente donc, entre autres, les différents volets de
la recherche, l'équipe scientifique et les premières
publications scientifiques issues du projet. On peut
également y visionner un film tourné en 2005 et 2006
qui décrit les objectifs et les débuts de la recherche.
Au fil des mois, eastmain1.org s'enrichira de nouvelles
données scientifiques et de contenus vulgarisés pour
rendre compte de la progression de ce projet de recherche unique
en son genre.
Les partenaires
Les
départements de Biologie
et de
Géographie de l'UQAM, le
laboratoire
Geotop UQAM-McGill, le
Department of Natural Resource
Sciences et le
Department of Geography de
McGill, Environnement Illimité, une entreprise de
recherche indépendante, la FCSCA et Hydro-Québec
Production sont réunis en partenariat pour mener à bien
cette recherche sur les GES émis par un réservoir
hydroélectrique. À cela s'ajoutent multiple-media.com,
pour les communications et les films sur la recherche,
Chlorophylle et
3M Trim-line pour les
vêtements.